Ma mère avait raison | Alexandre Jardin

Ma mère avait raison | Alexandre Jardin

Lundi 8 Janvier 2018, 10h du matin 

émoticône dialogue texto sms– Honey, j’ai rêvé de toi cette nuit !! T’étais radieuse et amoureuse !

– Ah ouais ? Mais de qui ? D’Alex Jard, de Benjamin Biolay ou de Grégoire Delacourt ? 

– Un peu des trois ! Ahaha ! Non, je plaisante ! Je ne suis plus certaine de mon rêve mais tu étais heureuse comme une étoile. Peut-être que t’étais enfin chanteuse. Oui, c’est ça, tu vendais pleins de disques ! 

– OMG. Stop ! Best dream EVER. Bon pour tout te dire, hier soir, j’ai passé ma soirée à faire des chocapics ! C’était dingo, Pénélope est ravie, je te jure, c’est limite si elle ne ferait pas une virée shopping pour l’occasion. Chop chop ! Body Minute, je reviens !

– Hahahah ! Tu me tues ! Bookiners, en langage décrypté ça veut dire que Tatiana s’est adonné au sport de chambre. Je les sens d’ici tes hormones. #serotonineetoestrogènes, enchantée ! D’ailleurs, Bookiners, pour ceux qui ne sont pas encore aux faits des nombreuses lubies de Tat, « Pénélope » est le nom de baptême de son vagin. N’en parlons plus. J’ajouterai simplement que j’ai participé à ce baptême haut en couleurs et qu’il y a avait même une cérémonie avec du Nutella et d’autres sucreries faibles en calories. C’était davantage un baptème culinaire qu’un baptème religieux, mais on a quand même remercié Dieu à la fin. Car sans lui, je n’aurais peut-être pas eu la même meilleure amie. Et alors j’aurais moins ri ! 

– Hélo, tu serais gentille de ne pas me faire passer pour une détraquée devant nos Bookiners, ou du moins, pas si vite! Après, ils ne suivront plus mes conseils. Bookiners, je vous jure que tout est presque faux.  

– Ah pardon. Oui oui, t’as raison. Solennellement, je vous avoue, Bookiners, que j’ai menti. Enfin, non, pas vraiment, mais tout ne s’est pas exactement passé comme ça. Enfin pas dans cet ordre. Enfin j’en sais rien, c’est de la faute à Cardinal Seroplex, mon antidépresseur, il me joue souvent des tours, peut-être. 

– Vite fait le camouflage, mais enfin bon, ça ira pour aujourd’hui. 

– En parlant d’Alexandre Jardin (Tat l’appelle Alex Jar. En ce moment, je vous préviens, elle coupe tous les mots) tu écris quand la revue de son doux bijou d’audace « Ma mère avait raison » ? 

– Hmm, comment te dire. Pour MMAR, je ne suis pas sereine. Ça fait 25 jours que je retarde l’échéance, mais je m’étais dit que TODAY was the day, parce que nos Bookiners doivent avoir ce roman-caractère, ce roman-vital entre leurs mains pour démarrer 2018 avec Panache, à cœurs ouverts, à cœurs brûlants ! 

– Mais alors GO !! Qu’attends-tu ? 

– Toucher le soleil du bout des doigts, ça brûle mon ange, c’est comme se confronter à la vérité : ça fout le bordel dans notre nid douillet d’ignorance et de semi-sommeil. 

–  ? 

– Ce que je voulais dire autour de mon analogie douteuse, c’est qu’il est bien mignon Alex Jar avec sa gueule d’ange mal réveillé de nous emmener sur les cimes de la vie, par delà les peurs, par dessus les marées, par dedans les abîmes, dans tous leurs recoins et sur tous leurs sillons ; sans nous prévenir que c’est un aller sans retour vers l’imprudence et l’impossible : vers la vie vertige qui vibre et brûle comme un soleil. Lire Fanou Sauvage c’est ne plus jamais se rassasier de vivre et d’aimer. Comme un impératif moral et catégorique. Déjà que j’ai toujours faim… ça ne va pas s’arranger cette histoire.  Et puis, si tu veux que je te dise la vérité vraie, Fanou ressemble étrangement à maman, et de la même façon, je me sens assez proche de la personnalité d’Alexandre. Tu sais sa joie d’enfant, son côté émerveillé voire illuminé. Et puis ce vorace de vivre, de tout vivre, de tout palper. C’est très troublant cette histoire. Attends, je te montre : « Fanou, ta passion pour moi ne s’est jamais traduite par une affection inconditionnelle mais a pris la forme la plus élevée, celle de l’exigence ».  

– Ahahahahaha ! Ah oui. Je comprends. C’est vrai qu’on dirait Yvette, Fanou. Et puis t’as raison, avec MMAR, j’ai eu les mêmes effrois. Vivre plus grand que soi ce n’est pas rassurant. 

– Mais en même temps, ne pas vivre fou et ne pas aimer follement, c’est comme un outrage. Une faute impardonnable. C’est bien là le pire, c’est que ce qu’il dit est tellement vrai, l’Alexandre, il a raison ! Enfin, pas lui, sa mère, Fanou Sauvage. Enfin, les deux !

– #PREACH

– Ça me donne envie de prendre des lances et de crier à tue-tête jusqu’à la nuit des temps, « j’irai au bout de mes Rêves, vivrai au bout de ma Vie, aimerai plus loin que l’Amour. »  Oh mon dieu, vertiges encore. 

– Ahahahaha ! Ma schizo d’amour. Ok. J’arrive avec les lances. En avant, marche ! On ne se dérobe plus. Fini les excuses. Prenons la vie d’assaut avec Fanou Sauvage, je te suis ! 

– Bookiners, Venez ! Prenons la vie par ses cornes et le cœur par son pouls. Tadam Tadam. Ready ? Steady ? Go.

Jeudi 11 Janvier, 2018, 15h30

Avant de vous assaillir avec ma logorrhée enivrée sur « MMAR », tenez, cadeau musical !  

Bolero – Maurice Ravel 

Je trouve qu’il ressemble à Fanou ce morceau de Ravel, il est enlevé, précis, impétueux comme une marche nuptiale et militaire, et il virevolte, il virevolte au dessus de la vie, parce qu’il la prend dans ses bras. Comme Fanou je crois. 

Si vous savez compter Bookiners, vous calculerez que cela fait 29 jours exactement que je retarde l’écriture de la revue de ce roman-d’amour-et-d’audace d’Alexandre Jardin. On se dérobe souvent face à l’impossible. Mais j’ai décidé de grandir, je viens de faire les soldes de sous-vêtements étoiles et de chaussettes à paillettes : je me sens comme neuve. Prête à vous décortiquer Fanou, la muse incisive exigeante et polyhandre et la mère-mentor qu’Alex Jard nous prête le temps d’un roman, et, dès lors, le temps de notre vie à tous. Il va sûrement falloir que vous en fassiez votre livre de chevet, car il –le roman- et elle –notre Fanou- vaccinent contre la peur de vivre, dès la première page. 

J’appelle nos Bookiners en mal de voyage et en manque de sous, chaussez les souliers qui vous font du bien, et mettez vous tout nus, nous partons en vadrouille ! Ah. Je vous entends déjà penser tout bas « nous sommes le 11 Janvier, Noël a dilapidé votre compte en banque, les soldes vous font la danse du ventre pour que vous leur succombiez et les vacances au ski s’annoncent à grands pas, pistes bleues, rouges, noires et quelques bières-frites en haut des pistes, mais vous n’avez plus d’argent. Et moi, gentille comme une fleur, je vous propose de vous foutre à poil, et de partir en voyage.» Et ? Frileux comme vous êtes vous me répondez que si c’est trop cher, on ne pourra pas faire affaire. Et là je m’exalte de rire. Doux Bookiners, vous êtes mignons. Dans ce voyage, il n’y aura rien à débourser, si ce n’est, le prix d’un beau roman. Mais c’est tout. Pas de fausses surprises.

Oui, je vous emmène au bout de vous-mêmes, sur l’autre versant de votre être, celui qui ose grand, celui qui vit bruyant dans les vacarmes du vent et s’initie à l’impossible. Je vous invite à voyager au cœur de vos entrailles, afin de vous éclore et vous déployer comme les fleurs extraordinaires que vous êtes. Voilà, c’est dit ! 

Ce séjour en vous-même sera l’opportunité de vous connaître, d’identifier qui vous êtes, dans vos contradictions et vos discordances. Dans vos failles et vos fêlures. Vous êtes, nous sommes, des êtres pluriels et polymorphes, et Fanou, relayée par Alexandre, nous le rappellent et le répètent pour mieux nous le faire entendre car : 

« On ne trouve son âme qu’en ne fréquentant assidûment ses failles » 

 Et vous verrez, vous saurez après cette introspection qu’

« Il est déraisonnable de ne pas être soi, sinon l’existence n’est plus qu’un rendez-vous raté avec soi.»

Oui, vous verrez, vous saurez après ce voyage détonnant que 

« Vivre ce n’est pas finir de naître. »

« Ce n’est pas bégayer sans cesse qui l’on croit être, c’est devenir qui l’on est. » 

Je crois qu’avant de voyager en d’autres et vers d’autres contrées, il faut d’abord voyager en soi, s’explorer pour s’assumer, et devenir qui l’on est. S’explorer pour : 

« Ne plus jamais être apeurés d’être. »

Tous ces mantras d’une impitoyable exigence et d’une implacable justesse, Alexandre les a hérité de sa mère-mentor Fanou, et s’il nous la prête, c’est qu’il nous aime assez pour nous la partager. S’il nous la prête, c’est qu’il l’a assez écoutée et comprise pour appliquer l’une de ses convictions les plus intimes qu’aimer n’est pas posséder. 

Alors voilà Bookiners, vous venez tout juste de gagner un Mentor de choc, allumée de beauté, chatoyante, solaire et folle comme on aime. « Une affamée de vertiges » et de questions, impétueuse, tempêtueuse, impérieuse et silencieuse. Et quand elle ne vous sonde pas du regard, elle effrite vos certitudes, avec des mots justes et lapidaires, et quelques actes qui prennent un sens inouï pour ceux qui se mettent à son diapason.

Parler de Fanou me donne la boule au cœur et les larmes au ventre. Alexandre vous transmettra son amour immense pour sa mère et son admiration sans bornes, légitime. Vous aimerez Fanou comme si c’était la vôtre, et vous rendrez grâce au ciel d’avoir eu la chance de croiser sa route à l’ombre de ces pages écrites par son fils. 

Avec Fanou, vous rirez, avec Fanou, vous apprendrez à 

« Ne plus vivotez sur un demi-poumon. »

Elle vous demandera d’être plus haut que vous mêmes, de transcender vos petites existences et votre petitesse pour vous initier à l’impossible. Et vous l’écouterez palpitant d’admiration et transi de vertiges. Et ensuite, vous la remercierez chaleureusement, car avec elle, vous aurez toujours à cœur d’être :

« Au maximum de votre possibilité d’être. »

Oui, oui, je suis bien en train de dire ce que je vous dis, vous risquez tranquillement de devenir un zèbre Jardin ou un zèbre Sauvage. 

Fanou vous apprendra aussi, dans le plus grand des calmes, à vous faufiler d’entre les mains de violeurs fous. Elle vous expliquera

« qu’un jour, dans un parking parisien, un homme a surgi pour la violer avec entrain. Elle l’a arrêté d’une phrase sèche en disant : – Nous n’allons pas faire ça ici, debout, dans le froid. Nous serons mieux chez moi dans un lit. Allez, venez. Puis le violeur s’est laissé emmené en pleine rue, avant que Fanou ne hurle à tue-tête et que le violeur ne décampe.»

Elle brûlera peut-être vos manuscrits si elle pense qu’ils n’émanent pas de vous-même, de votre essence propre. Enfin, elle balancera à la poubelle vos réticences, vos peurs, votre idée de la mesure, votre tendance à la médiocrité, votre sagesse, la frousse et les jugements, afin de vous donner accès à vos abîmes et de prendre vos folies autour de votre cou le temps d’une valse éternelle avec la vie et l’amour.

« Il faut aimer à tout prix, vous dira-t-elle, car c’est la seule chose belle et véritable.» 

Alors vous aimerez. A la folie. Passionnément. 

Il va sans dire qu’avoir Fanou comme Mentor, c’est quelque chose, mais alors, l’avoir en mère, ça déménage. Et si, exister intégralement était se passer de justifications ? Et si, se passer de justifications était une invitation impérieuse à aimer sans concession, à accepter l’autre sans questions ? 

Bookiners pour qui la famille est une galère sans fin, je crois qu’Alexandre a trouvé la solution à vos turpitudes familiales. L’entière acceptation. Fanou est comme ça, et c’est « comme ça » que son fils l’accepte, avec ses failles et ses fêlures, ses folies et son fiel, ses multiples vies et sa violence. Parce que par delà tout-ça, il y a l’amour indélébile, celui qui accepte totalement. Comme diraient nos amis insulaires de l’autre côté de la Manche : JUST EMBRACE IT. En lisant cette Ode à Fanou vous verrez qu’on survit de la folie de ses parents. Pire : on en redemande ! Alors vivez-les, acceptez-les, aimez-les tant qu’ils sont vivants. 

Si je vous disais que c’est l’un des romans d’amour les plus touchants et les plus tendres que j’ai lu, Bookiners, vous ne me croirez pas. Alors lisez-le, lisez-le et vous surprendrez la tendresse se glisser sous vos draps, et vos cœurs, sanglotant d’amour. Dans ce roman, Alexandre redevient l’enfant qui ne l’a jamais quitté. Il caresse de ses petites mains les souvenirs qui l’habitent, les douleurs qui l’ont remué, et les moments multicolores passés aux côtés de Fanou. C’est une lettre d’amour et une lettre d’adieu, comme si célébrer sa maman avant qu’elle ne s’éteigne signifiait la raviver à jamais dans son cœur, et celui de tous les autres, nous autres. J’espère que vous êtes prêts à vaciller, Alex Jar a surpassé Jacques Brel en une phrase :  

« Puisque tu pars, je ne te quitte pas. »

Ça, c’est fait. 

De toute façon Fanou restera vivante pour toujours car il « y a quelque chose de l’éternité dans son présent » dans ses conseils, dans sa sagesse. Et puis, et ce n’est pas moi qui le dit, 

« Les existences qui ont fait grand bruit ne s’éteignent pas dans le silence des cimetières. » 

Je m’en vais pleurer un coup car je suis encore un peu bouleversée par ce roman alors que je l’ai lu il y a 2 mois, et  je vous assure que je ne suis pas une madeleine. Je n’ai presque pas pleuré devant « Titanic ». Parole de Peanut !

Avant de m’en aller sur les cimes de mon être – car oui, je suis les conseils que je vous donne Bookiners, surtout en Janvier je voulais simplement dire au Bookiners qui ne croient plus en l’amour qu’il va falloir vous arranger pour y croire encore. Ceux qui vous ont déçu sont ceux qui étaient indignes de votre amour, ce n’est pas l’Amour qui est indigne d’être vécu, car il n’y a rien de plus beau, de plus fou, de plus vivant que l’Amour. Et comme ce qui est beau, fou et vivant, il n’y a rien de plus méconnu, simplifié, galvaudé que l’Amour. Fanou en bonne mentore qu’elle est, vous remettra les pendules à l’heure sur ce qu’est l’Amour en capitales. 

Je reste au chaud dans mes larmes et je vous encourage à prendre un vol vers votre moi intérieur avec dans votre poche Ma mère avait raison, ce bijou de tendresse, de justesse, d’audace et d’amour ; ce compagnon de vie. 

Vivons grands, Soyons Grandioses, et Aimons à bout de souffle car la vie ne mérite rien de moins. Attention, Fanou vous, nous regarde en silence. Allez, Oust, « Fini les temps timides » ! 

Baisers brûlants, 

Psssst ! Vous avez envie de goûter cette pépite et de la placer sur votre table de chevet ? Cliquez sur la photo du livre juste en-dessous, commandez-le, et zou ! Bonne lecture !

Le jour où j’ai appris à vivre | Laurent Gounelle

Le jour où j’ai appris à vivre | Laurent Gounelle

Vendredi 29 décembre, 23h30, dans mon lit, en train de regarder la 127ème interview de Benjamin Biolay, dont je suis folle amoureuse, mais je vous en parlerai davantage plus tard Bookiners.

émoticône dialogue texto sms– Hi mon Honey moon, tu fais quoi pour le Nouvel An ? 

– Hmmm, je devais aller à Londres avec Swann et Mathilde, mais j’ai pas l’envie en moi. Sortir, m’enivrer, courir vers des chimères, j’ai plus la force en ce moment. Entre les impératifs de Peanut Booker et la musique, j’ai besoin de me recentrer pour ne pas dérailler dans deux semaines quand je m’installe à Madrid.

– Oui mais c’est ton anniversaire mon cœur. T’as pas la tête à ça ?

– La tête à vieillir ? Pas trop et prendre un an de plus comme on prend une nouvelle gifle, merci mais non merci. J’adore être un enfant, et j’adorerais le rester pour toujours, mais les anniversaires m’en empêchent, ils sont là pour nous rappeler que le temps passe, que la vie n’attend pas, et qu’elle n’en a rien à foutre que tu préfères avoir 20 ans pour toujours. Elle t’en rajoute 4 ou 5 et tu dois fermer ta gueule de sotte insoumise. Parce que c’est inéluctable. 

– Ahahahahah. Mon ange, ne sois pas si remontée. Je t’assure que ça va aller, je serai à tes côtés jusqu’à ce qu’on perde toutes nos dents d’adultes. Et puis ne vois pas la vie comme une menace envers l’enfant que tu es, vois-la comme une promesse d’explorer l’enfant que tu es, de l’affirmer, de le contenter et voire même de le transcender. De lui faire vivre des choses qu’il n’avait pas imaginé avec ses yeux d’enfants. Je t’assure, change de regard, et respire. Tout va bien se passer. 

– J’espère vraiment que tu as raison. Et puis, aussi, dimanche, pour le Nouvel An, j’avais prévu d’être chez moi, assise sur le parquet, des talks de motivation sur les enceintes, avec des feuilles Canson et trois livres importants pour moi : L’Alchimiste, Le jour où j’ai appris à vivre et Miracle Morning. Ils me rappellent les essentiels. Ils me ressaisissent. Ensuite je voulais faire un visual board pour mettre en images tous mes objectifs de l’année concernant la musique et notre bébé Peanut. D’ailleurs, je peux te dire que je l’ai subi la grossesse de notre cacahuète : j’ai pris 15 kg cette année. Quand je pense que Céline Dion ne prend pas un gramme quand elle fait des babes. Ça me tue. 

– Ahahah, le rapport avec Céline ! En vrai, je te comprends totalement. C’est une sage décision de prendre du temps pour toi quand tu en ressens la nécessité et l’envie. Tu seras fière de toi et tu commenceras l’année sur des bases saines et déterminantes. Moi, je me rêve de solitude. De balades en forêts. De romans rassérénants. Et de silence. 15 jours non-stop avec ma famille que j’aime de tout mon cœur, c’est quand même assez hardcore. Je suis au bord de la crise d’hystérie. 

– Ahahahah. Yes. Mon ange, I feel your pain. Moi je marcherais bien toute nue dans la rue en ce moment. Je sens mon être étriqué par mes vêtements et par la mode, ça me tend. 

– Ahahahah. #lerapport ! J’aime tellement quand tu sautes du coq à l’âne. D’ailleurs t’as terminé Le jour où j’ai appris à vivre

– Of course my love ! Depuis 2 mois, j’avais simplement perdu les mots justes pour le commenter et le partager correctement avec nos Bookiners. Mais là, je me fais violence car c’est LE livre à lire pour commencer l’année sur des fondations sereines, intelligentes et surtout, essentielles ! 

– Parfait ! Alors nous t’écoutons ! J’ai hâte. Bookiners, approchez, Tat vous attend, elle a une jolie trouvaille à nous faire parvenir !!! Tututut, on ne traine pas les pieds, même si on a pris du bide à Noël !  

– Je m’exécute ! Mais avant ça Bookiners, sachez que dans ce roman, et dans beaucoup de romans de Gounelle, ce ne sont pas tant l’écriture ou les personnages romanesques qui touchent et nous secouent jusqu’à nous faire vibrer. Ce qui marque chez cet écrivain, c’est cette formidable intuition et connaissance de la vie, cette spiritualité, et cette façon de nous questionner et de nous ramener à l’essentiel. Et, avec la période des résolutions qui pointe le bout de son nez, je sais qu’il vous aidera à faire le tri, à prendre les bonnes décisions et apprendre – enfin ? – à vivre. Allez, GO ! 

Avant toutes choses beaux amours, je commencerai par vous faire un cadeau musical.  Il vous juste ce qu’il faut d’air frais, et ce sentiment intense de respirer la nature, couché sous un ciel bleu, bercé par les vagues en face d’un soleil tout sourire ! Voici pour vous notre Juju national qui nous chante Beyrouth, la plage et les songes. Voyage Voyage.

Beyrouth plage – Julien Doré 

La nouvelle année arrive à grands sabots Bookiners, et il commence à se faire le temps des introspections, des rétrospectives, des hauts et des bas, des actes manqués, des actes magnifiés, pour que 2018 soit, peut-être davantage, à votre diapason. Je vous écris ces lignes du bout de ma chambre, et du fond de mon âme, où que vous soyez car même de loin, même sous les cocotiers, il y a des nécessités non négociables pour votre bien-être.

Voyage dans l’espace. Nous atterrissons à San Francisco dans la vie de Jonathan. Il est expert en assurances. Il a monté sa boîte avec son épouse Angela – dont il vient tout juste de se séparer pour une douteuse histoire d’infidélité-, et son ami Michael. Il a une petite fille Chloé qu’il aime mais qu’il néglige car il s’imagine devoir gagner suffisamment d’argent pour la mettre à l’abri avant de profiter d’elle. Par moments, la vie de Jonathan est entrecoupée, en pointillés par le récit de celle d’Austin Fisher, LE joueur de tennis n°1 Mondial que les médias critiquent, caricaturent et redoutent tout à la fois. Nous sommes aux deux carrefours de la vie de ces deux hommes. Les intrigues et les personnages s’imbriquent et plusieurs évènements se chevauchent dans ce roman, donc je vais aller droit au but, droit au baume Bookiners. 

Certains Bookiners ont leur confiance égarée dans les bois, égarée si loin d’eux qu’ils s’imaginent qu’elle n’a jamais existée alors qu’elle s’est barrée aux Bahamas, aller-simple, un soir d’hiver et n’est plus jamais revenue. Mes amours, vous dire qu’il est temps de vous rabibocher avec elle est un lieu commun, vous dire comment, c’est mieux. Tout d’abord, sachez que vous n’êtes pas seuls. C’est difficile de s’aimer, et d’accepter tout en soi, même vos drôles de choses qui clochent, vos imperfections et vos névroses. Et ce, même si vous êtes au sommet de votre art. Jonathan, Austin Fisher, Ryan – le créateur de chroniques vidéos moqueuses « Minneapolis Chronicles », et le pâtissier du coin, Gary, ont le même vide en eux, la même béance qui traduit le manque de confiance qu’ils se portent individuellement. 

Dans la boîte qu’il a crée avec ses associés, Jonathan se compare sans cesse à Michael, son compère éloquent, sans états d’âme, à la verve séduisante et convaincante. Pour Michael, comme il l’explique à Jonathan et Angela, la peur est l’émotion principale, alliée du conseiller en assurances. Il faut la faire germer et grandir dans le regard du commerçant afin qu’il accepte n’importe qu’elle assurance, même celle qui protège de sinistres dérisoires. Michael est obnubilé par les ventes et ce, même si elles vont à l’encontre de l’éthique de son métier et de la raison d’être même de leur vocation à tous les 3. À cette course aux chiffres, Michael est le plus rapide, le plus performant, laissant à Jonathan l’envie de le dépasser à un jeu auquel il ne croit pas. Il commence à se comparer, se dévalorise, écume et énumère les qualités qu’il n’a pas. Il oublie ses singularités, la confiance en lui qu’il avait se dilue, se dissout et s’évapore quelque part dans les sillages de la mer de Big Sur. Alors, 

« À défaut d’être heureux Jonathan est occupé.»

Parfois, on s’imagine que seuls ceux qui ratent perdent confiance. Je vous avouerais que je déteste ce mot, « rater » car je trouve qu’il manque de sens profond, qu’il est imprécis, et qu’il paraît définitif alors qu’il est temporaire. Je m’égare. Je voulais vous dire que la confiance en soi se construit, se nourrit, et s’apprivoise, pour tout le monde. Austin Fisher est n°1 mondial. Il vient tout juste de remporter le tournoi de Flushing Meadow. Il lui reste une dernière rencontre de l’US Open à jouer et s’il la gagne, il devient le meilleur joueur au monde, il rentre dans les annales avec le plus de victoires remportées par un joueur. Avec ces ribambelles de trophées, seule une chose le perturbe et l’ébranle : ce que les journalistes et les autres joueurs disent de lui : 

« Austin Fisher est une machine à gagner, une machine.»

Tout s’effondre pour Austin lorsqu’il s’imagine que ce qu’un des joueurs de tennis vient de dire de lui pourrait être vrai. Vous apprendrez dans ce roman, avec les conseils de Warren, son entraineur de tennis, à vous débarrasser de ces mots qui vous blessent en les éloignant visuellement et physiquement de votre esprit afin de les rendre étrangers à votre personne. Je vous assure, la méthode est dingo ! Vous essaierez, éberlués par son efficacité. Et ensuite, vous m’en direz des nouvelles !

Je disais Bookiners, qu’il fallait que je vous donne quelques solutions pour retrouver votre confiance perdue. Un jour que je me disputais avec ma maman que j’aime de tout mon cœur, nous en sommes venues aux mots qui blessent. C’était il y a très longtemps. Très très longtemps en fait, mais cette dispute m’a marquée. Elle s’est terminée par maman qui me dit que je ne suis qu’une « enfant égoïste, qui manque d’empathie et qui ne pense qu’à elle. » Tout ça parce que je ne voulais pas aller rendre visite à une tante en deuil, que je connais à peine et qui m’indiffère – peut-être justement parce que je la connais à peine -. Et puis, pour vous dire la vérité, j’ai plus de 50 tantes et 90 cousins. C’est la particularité des africains de ramifier les arbres généalogiques et d’amalgamer amis proches, avec cousins. Tout ça pour vous dire que ces qualifications m’ont terrassée. J’ai ruminé pendant 2 ans, littéralement. Puis un jour, je suis allée voir ma maman, j’avais 16 ans, et je lui ai expliqué que si elle me pensait égoïste, alors c’est qu’elle n’avait vraiment rien compris à mon essence et qu’il était hors de question qu’elle me fige et me fixe à des mots qui m’étaient étrangers, parce que ça m’aliénait et que c’était quand même vraiment con de se faire aliéner par sa propre mère et par l’amour de sa vie. Elle a pleuré. Elle s’est excusée.

Et depuis ce jour, j’ai la certitude que pour avoir confiance en soi, il faut commencer par se regarder, longtemps, quitte à énumérer sur une page blanche qui nous sommes et ce que nous pensons être. Vos défauts, vos qualités, vos fêlures, vos lumières. Tout. Ensuite, détachez-vous de ces mots et appréciez-les pour ce qu’ils sont. Puis rattachez-les à vous à nouveau pour vous apprécier comme vous êtes. Rajoutez-y de l’amitié, de l’empathie de vous à vous, puis de l’amour. Touillez, touillez, et commencez à vous affirmer, à connaître qui vous êtes, attendez quelques heures, et hop, la confiance revient des Bahamas, aller sans retour, pour se loger sous les cocotiers de votre cœur. Vous en viendrez à considérer les mauvais mots des autres sur vous, comme une ignorance, et ceux qui pointeront du doigt certains défauts qui sont les vôtres, vous opinerez du nez, saluant leur perspicacité, en paix avec vous-même. Attention, je ne dis pas qu’il faut s’enorgueillir d’être avare ou d’être con, je dis qu’il faut accepter vos manques et vos trop pleins pour être à la hauteur de la personne que vous désirez devenir, des gens que vous aimez et qui vous acceptent pour ce que vous êtes. 

Je crois que c’est à partir de ce moment là, qu’on arrête de se comparer aux autres et qu’on capitalise sur ses propres atouts. Je crois que c’est à partir de ce moment là que les mots des autres n’ont plus le pouvoir destructeur qu’on pouvait leur donner. Les autres ont toujours le pouvoir qu’on leur donne. Si on se détache. Hop. Plus de pouvoir, juste un rigolo qui gesticule avec les mots qu’il méprend. Je crois que c’est à partir de ce moment là, qu’on commence à côtoyer des personnes qui nous veulent du bien. Authentiques et entiers, et qui nous aiment intégralement. 

Bon, j’arrête de faire la Sage, sous son cyprès centenaire et je vous présente Tatie Margie. Elle sera votre mentor de choc pour éclairer le chemin de votre vie ! 

Tatie Margie, c’est la tante de Jonathan, et la tante qu’on rêverait tous d’avoir. Un dimanche après-midi que Jonathan se promenait sur les quais de Sunday Streets, une immense rue touristique de San Francisco, bruyante de vie et de musique. Il s’égare dans ses pensées, quand soudain, il sent une envie irrépressible d’aller voir la gitane qui le fixe au loin pour qu’elle lise entre les lignes de ses mains. Celle-ci accepte, et lui annonce, non sans mal, de la façon la plus détachée, qu’il va mourir. Jonathan va mourir. Après plusieurs jours d’accablement, Jonathan décide de longer la baie de San Francisco pour rejoindre sa tante Margie et se ressourcer auprès d’elle. C’est avec elle qu’il redécouvre le monde, qu’il comprend les sources de son aliénation et les possibilités de son bonheur. 

Bookiners en mal de mentor, permettez moi d’appeler vos amis les Bookiners qui rêvent de comprendre quelque chose du monde qui les entoure. Venez ! Oui, vous. Juste ici. Voilà, nous sommes une ribambelle maintenant, et c’est bien mieux. 

Tante Margie-Mentor vous fera admirer le monde avec un autre regard, elle vous fera retrouver la gratitude pour la vie, pour l’existence, et vous fera renouer avec ce lien invisible qui rallie la nature et les hommes.  Parce que, dit-elle : 

« Par la marche, la nature nous rend ce que la société nous a confisqué : notre complétude. Notre culture de l’immédiateté et l’ultra-réactivité nous amènent à n’être plus présent à rien. En marchant, on se replonge dans le temps de la nature, de l’univers et du cosmos. Le temps de la vie. Et on se reconnecte à soi-même.»

Puis elle ajoute que : 

« Nous sommes des êtres complets. Notre proximité avec la nature nous amène à le ressentir profondément alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu’il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets. »

Vous apprendrez que :

« Tous les hommes sont reliés » 

Et que scientifiquement, cette intra et inter-lien entre les êtres vivants s’appelle le champ morphique, et qu’il a été découvert pas un grand biologiste Rupert Sheldrake. 

Vous comprendrez enfin qu’il faut vous connecter à vous-même afin de vous reconnecter au monde et aux autres avec la même bienveillance, la même authenticité. Écouter notre âme, tanguer avec elle, jauger ses battements et se laisser accompagner par elle. 

Tante Margie-Mentor vous apprendra bien d’autres choses. Et c’est bien là ce qui fait le trésor des romans de Laurent Gounelle, ils nous rappellent ce que nous avions oublié, ils nous guident vers quelque chose de plus vrai, avec douceur, au détour de quelques conversations savoureuses. 

Je m’écourte, mais avant, Bookiners que les rires ne visitent plus, vous rirez. Vous rirez de la colère de Ryan envers les hommes qui le pousse à créer « The Mineapolis Chronicles »: une chronique pour cons qui raconte la vie des cons, vous rirez de ses entrains, de sa folie, et de Gary le pâtissier qui est persuadé que lorsque les hommes sont gentils avec lui c’est qu’ils lui veulent du mal. Vous rirez avant de réaliser que les hommes tristes sont aussi les plus cyniques et les plus incompris. Vous rirez avant de leur tendre votre main compatissante, votre cœur bienveillant, jusqu’à leur apporter la tendresse et le regard doux dont ils manquent. Ah, je sens que vous avez entendu le mot tendresse Bookiners, et que ça vous intéresse ! La tendresse c’est cette caresse qu’on tend vers l’autre, comme une promesse de réconfort. Dans ce roman, la tendresse est là, partout, et elle vous embrasse chaleureusement.

Vous rirez Bookiners, avec dans le cœur la certitude nouvelle qu’il

« Vaut mieux allumer sa petite bougie que de pester contre les ténèbres. »

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Tatie Margie. 

Je vous laisse avec ces mots, et je vous souhaite une année haute en couleurs, celles du bonheur, une année au cours de laquelle vous apprendrez à vivre. Pour de bon. 

Doux baisers, 

Psssst ! Vous avez envie de goûter cette pépite et de la placer sur votre table de chevet ? Cliquez sur la photo du livre juste en-dessous, commandez-le, et zou ! Bonne lecture !

Journal d’un vampire en pyjama | Mathias Malzieu

Journal d’un vampire en pyjama | Mathias Malzieu

Jeudi 26 octobre 2017, 15h34 

émoticône dialogue texto sms– Bébé je viens de réécouter ta chanson Nicolas. Je me pose une question : tu penses que ton ami s’est battu avant d’être emporté par le cancer ? 

– Mmmh… Je crois qu’il n’en a même pas eu le temps en fait. C’est arrivé tellement rapidement, ça a été foudroyant tu sais, il n’a même eu les semaines nécessaires pour digérer l’information et préparer son plan d’attaque. 

– Et tu crois pas que c’est mieux comme ça ? I mean, tu crois pas que c’est monstrueux de devoir te battre pour une maladie qui risque de t’emporter et qui te transforme en esclave de ses humeurs pendant des mois voire des années ? 

– Tout dépend du rapport que tu as à la mort je pense. A notre âge, je crois que c’est préférable d’avoir au moins le chance de pouvoir se battre pour vivre la vie que tu dois vivre. En vrai on n’a pas le droit de mourir à 24 ans, c’est odieux. Par contre, pour les vieux, je pense qu’il est horrible de devoir se battre contre une maladie, de se battre contre la mort qui de toute façon n’est plus très loin. 

– Oui c’est ça, tout dépend surtout du rapport que tu as à la vie, à tes attaches, à tes fiertés, à tes regrets. Je pense aussi que quand tu as des enfants tu es obligé de te battre. Tu vois maman ne m’a pas montré une seule fraction de seconde qu’elle comptait rendre les armes devant le cancer qui grossissait dans son sein. Je lui en suis infiniment reconnaissante mais en même temps je trouve que c’est presque une responsabilité à avoir vis à vis des gens qui s’éteindraient sans toi. Je pense d’ailleurs que ses enfants et son mari ont été sa plus grande source d’énergie pour se battre.

– Oui mais en même temps bébé, tu ne peux pas demander à quelqu’un de souffrir pour ton bien-être, c’est assez égoïste comme raisonnement. Même si je comprends ce que tu veux dire, quand tu fais des enfants, tu ne demandes pas à avoir un cancer à 45 ans, et si ça t’arrive, tu as aussi le droit de baisser les bras si tu préfères la mort à la souffrance que tu vis et à laquelle tu assistes à travers le regard de tes proches. Moi je pense qu’on devrait tous avoir le droit de mourir comme on le souhaite, ça doit faire partie des grandes libertés de l’homme.

– Nan mais oui je comprends ce que tu dis mais quand tu le vis, ta propre souffrance et tes inquiétudes cassent vite la gueule aux belles idées. Mais effectivement, la motivation du combat contre la mort est une affaire entre soi et soi-même. Je pense à ça en ce moment car je viens de finir un joli livre qui raconte ce combat. Ah et en plus ça va t’intéresser car c’est un chanteur qui raconte sa lutte contre la maladie !

– Ah génial ? Qui est-ce? Il est encore vivant j’espère ? 

– Oui heureusement, sinon le livre serait difficile à conseiller aux Bookiners (quoi que). Il s’agit de Mathias Malzieu, tu sais le chanteur du groupe Dyonisos !

– Ah oui oui je vois très bien ! Je ne savais pas qu’il avait été malade, raconte! Bien installés les Bookiners ? On t’écoute !

 

Jack et la mécanique du coeur – Dionysos 

 

Avant de commencer, sachez que j’ai choisi de vous faire écouter cette musique pour deux raisons: déjà, la joie enfantine est à l’image du texte dont je m’apprête à vous parler. Ensuite, le clip de cette musique a été tourné alors que Mathias Malzieu était déjà malade. Il ne le savait pas encore. Cliquez sur play, c’est bon ? Parfait, on peut y aller. 

Comme l’indique son titre, Journal d’un vampire en pyjama est un journal intime. En fait je dirais même plus, un journal de survie. Je ne sais pas si ce sont ses mots qui l’ont sauvé, mais je crois qu’écrire a immensément renforcé Mathias Malzieu dans sa lutte contre la maladie. Je pense que les mots d’espoir matérialisés sur du papier l’ont aidé à mieux y croire, parce que le sens des mots a plus de poids une fois sortis de la tête. 

Bookiners, j’avais envie de vous parler de ce livre et de m’adresser à beaucoup d’entre vous, que vous ayez déjà été confrontés à la maladie ou non. Je crois que ce livre est utile. Je crois que Mathias Malzieu pourra devenir votre mentor de courage, vous puiserez dans ses mots l’humilité et la joie nécessaires à toute vie heureuse. Parce que celui qui a frôlé la mort a une sacrée longueur d’avance sur nous tous. Celui qui s’est battu pendant des mois contre une leucémie foudroyante sait mieux que nous pourquoi la vie mérite d’être vécue. En lisant le livre d’un survivant, j’ai eu envie de mieux vivre, j’ai eu envie de faire un peu de ménage dans mon égo râleur. Dehors les ruminations permanentes sur ce que les gens pensent de moi, Oust les réflexions d’enfant gâtée sur ce que la vie pourrait m’offrir de mieux ! Ne m’en voulez pas Bookiners, mais je pense ne pas me tromper en disant qu’en lisant ce livre, vous vous rendrez également compte que vous êtes, souvent, des enfants gâtés qui ne pensent pas assez aux chances que leur offre l’existence. Tant mieux, il est bon de remettre nos pendules à l’heure de temps en temps. Mathias Malzieu sera donc votre régulateur, votre mentor de joie, votre horloger de motivation, votre distributeur de bonheur. Le chanteur n’est pas qu’un survivant, il est le soldat le plus joyeux et le plus poétique que je n’ai jamais lu. 

« Je viens de traverser l’enfer en stop. Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy metal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer. » 

La poésie de ses mots vous berceront, vous feront souvent sourire voire rire et surtout, ils vous impressionneront : l’auteur-chanteur-poète a écrit ce journal presque au jour le jour, ses inquiétudes teintées de joie loufoque sont donc écrites au moment où il ignore si la vie veut encore bien de lui. Il faut dire que Mathias Malzieu était déjà un soldat de la vie avant même de savoir qu’elle risquait de lui échapper plus tôt que prévu : 

« J’ai beau vouloir être inventeur, crooneur, semi-poète, illusionniste, skateur en plastique, mangeur de femme en peau de crêpe et imitateur d’animaux sauvages, je suis insomniaque, angoissé et épuisé d’avoir trop cru. (…) Le problème est que je donne plus que ce que j’ai. Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. « 

D’un jour à l’autre, son corps lui déclare la guerre : après avoir consulté pour une immense fatigue, les médecins lui diagnostiquent une aplasie médullaire, c’est-à-dire un arrêt du fonctionnement de la moelle osseuse. Ses propres anticorps se retournent contre lui et attaquent ses cellules. Le combat entre son corps et son esprit est déclaré, sans aucun casus belli. Mathias Malzieu devient inopinément son pire ennemi. La blancheur de sa peau causée par cette nouvelle guerre et les transfusions de sang dont il ne peut se passer pour survivre le transforment en vampire. Le vampire le plus attachant que vous lirez. 

Champion du sens de la formule et des jeux de mots (mon préféré étant cette femme séduisante et diabolique, Dame Oclès, qui le suit partout), notre vampire parle comme un conteur pour enfant. Sa légèreté le sauve, elle nous enveloppe d’un baume réconfortant. Il joue avec les mots pendant que ses propres cellules s’amusent avec sa vie. Sacré pied de nez au destin ! Bookiners fatalistes, je vous prie de venir par ici. Si si, c’est une convocation officielle, présentez votre carte d’identité, venez par ici. Ce livre est sans doute celui qui vous fera le plus positiver de Peanut Booker. Toutes les pages nous rappellent que rien n’est perdu d’avance. Même pas la vie. La vôtre ou celle de votre proche malade. Mathias Malzieu nous mâche même le travail pour vous qui vivez sans trop penser, pour vous qui souffrez, pour vous qui hésitez à rendre les armes. Il nous offre une joie qu’il s’applique à entretenir quotidiennement pour tenir. Parce que malgré cette joie, le chanteur ne nous raconte pas de bobard.

« L’espoir s’est foutu de ma gueule, alors la colère le remplace. J’ai fait le prisonnier médical sérieux, j’ai bu du potage dégueulasse et je n’ai mordu personne. J’ai purgé ma peine de trois semaines et pourtant je suis toujours là. » 

Bien sûr que les onze semaines en chambre stérilisées mettent son moral à rude épreuve, bien sûr que l’immense inquiétude dans les yeux de ses proches est presque insurmontable, bien sûr que les doutes s’invitent souvent dans ses nuits : 

« Dans ce flou opaque et glacé, je suis en train de me briser le coeur. Chaque coup de fil à mon père et à ma soeur change mon crâne en bocal à larmes qui explose dès qu’on raccroche. J’aime trop la vie pour accepter l’idée de mort. » 

Ses doutes rendent illuminent encore plus la joie qu’il transmet dans ses pages. Vous les traumatisés et les autres, vous gagnerez en sérénité en le lisant, je vous le garantis. Le handicap s’est invité à votre table ? Qu’à cela ne tienne, Mathias Malzieu vous donne le mode d’emploi pour rire, écrire, composer et faire du skateboard dans une chambre stérilisée et avec la force d’un moineau agonisant. Si votre corps vous fait défaut, vous apprendrez avec ce vampire à vous échapper par l’esprit : 

« Je suis un exilé poétique échappé de mon propre rêve. » 

Notre vampire poète s’en est sorti et a depuis, comme il se l’était promis, réalisé le tour de l’Islande en skate board. Croyez-moi Bookiners, ses mots vous rendront la vie plus forte. 

Une dernière petite lecture pour définitivement vous convaincre ?

 

 

dessin de cacahuète qui signe les articles d'Héloïse

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La tresse | Laeticia Colombani

La tresse | Laeticia Colombani

Dimanche 27 août, 10h00

émoticône dialogue texto sms

– Je crois que je vais me marier avec Olivier Bourdeaut bébé, c’est décidé ! 

– Ahahaha mais qu’est ce qu’on fait de Biolay et Bedos ? Et puis ce pauvre Bourdeaut, je suis sûre qu’il est déjà amoureux.

– Biolay et Bedos, terminé ! En Attendant Bojangles m’a complètement retournée, ça fait 3h25 que je pleure, – je me suis chronométrée – c’est l’un des plus beaux livres que j’ai lu cette année. Extravagant, grave, pétillant, valsant, burlesque, chantant : EN-I-VRANT ! Je n’ai jamais ressenti une telle effusion de sentiments pêle-mêle ! 

– Je t’avais dit, ce livre est une pépite, je suis trop heureuse que tu l’aies aimé !

– Je l’ai adoré mon ange ! Top 5 ! No jokes. Ah d’ailleurs, en parlant de livre, shotgun La Tresse !

– Mais non ! Tu ne l’as même pas lu ! Alors que moi, si, donc c’est moi qui fais la revue. 

– Je ne l’ai pas lu, certes, mais je l’ai acheté et je me fais des tresses dans les cheveux depuis que je suis née. Je suis sûre que c’est le destin ! 

– Ahahah ! Bon, d’accord, si tu y tiens honeymoon. C’est vraiment parce que t’as pas de mec que je te fais cette fleur.

– #tepu.fr 😂 Alors je m’y mets. A ce soir mon ange. 

 

Dimanche 27 août, 14h00

– Mais pourquoi tu ne m’as pas dit que ce n’était pas la littérature ? 

– Pardon, j’ai oublié honeymoon. 

– « Giulia ne dit pas la vérité, si le deux roues est intact : son cœur vient de chavirer. » Nan mais PLEASE.  Ahahahah. On dirait un extrait de scénario des Feux de l’amour. En plus, Leila Colombiani a le même usage –très douteux- des oxymores que Macron : « Smita s’éveille avec une urgence douce…dans le ventre ». #HELP.

– 😂 Nan mais je sais… Attends, y a mieux: « le sol alors, se déroba sous ses pieds ». 

– 😂😂 Mais sauvez-moi ! Mais tu penses que c’est fait exprès ? En mode « tension dramatique » palpable? C’est tellement dommage. Les histoires sont poignantes, le travail de recherche vraiment conséquent. Je ne voudrais pas minimiser l’impact et la force de ce roman, tout ça parce qu’il est écrit comme un scénario, ou comme un premier jet. Il y a autre chose aussi. Je ne sais pas, je ne me sens pas vibrer pour de vrai, je ne me sens pas bouleversée dans toute l’intensité que ce mot comporte, et ce malgré la puissance et l’espoir que libèrent ces trois vies enchâssées.                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

– C’est drôle, j’ai eu exactement le même problème. 

– Bon, tu le commentes alors ! Car je crois réellement qu’il est très important à commenter malgré tout.  

– Non, non tu m’as dit « shotgun », tu assumes ! 

– Bon, j’ai encore eu les yeux plus gros que le ventre, alright ! Bookiners, je suis à la moitié du roman, je reviens dans 3 heures et je vous raconte tout ! A tutti ! 

– A tutti honey ! 

When you believe – Mariah Carey & Whitney Houston 

J’ai désiré lire ce roman, Bookiners, parce qu’il suit le combat de trois femmes à genou, avec l’audace en héritage, le désir de défier la fatalité, et la rage de vaincre. La rage de vaincre, c’est déjà une victoire, je crois. Et je voulais goûter à cette victoire. Je voulais goûter au répit après l’épreuve, tout en haut de la montagne, parce que je m’en sentais tout en bas. Ça donne du courage de lire des femmes qui ont réussi l’impossible quand tout prédisait que les dés étaient joués d’avance et leur destin condamné. 

J’ai commencé une école de commerce. J’en ai pour deux ans, et rien que de vous le dire, je m’évanouis dans l’éternité. Angoisse. Deux ans de compta saupoudré de bullshit présomptueux, c’est long quand on veut être chanteuse. Alors, du courage, il m’en faut et m’en faudra. Du courage pour arrêter ou du courage pour continuer, mais du courage quand même. Dans la vie, il faut du courage de toutes façons, parce qu’il faut du cœur. Alors lire ce roman sonnait comme une évidence. Pour moi, pour nous, qui manquons de mentors et d’espoir, trop crédules et croyants face à cette fatalité qui nous dirait tout et son contraire. 

C’est un joli roman que nous, vous, offre Laeticia Colombani, de ceux qu’il est toujours bon de lire, parce qu’il insuffle le courage qu’on croyait perdu, parce qu’il nous prête des mentors bienveillants. Même s’il y manque un peu cette force qui bouleverse et ces sentiments qui étreignent, sans prévenir, Bookiners en mal de soleil et d’espoir, trop fatalistes, trop peu guidés, trop dépensiers pour voyager et un peu déboussolés par le monde qui nous, vous entoure, La tresse, vous dira que rien n’est jamais perdu tant que notre cœur tambourine encore, même s’il tangue un peu trop, parfois. 

La Tresse est tout d’abord un voyage. Nous sommes à Badlapur, en Inde. Nous marchons dans la merde des autres, et ramassons leurs excréments à main nue, un panier de jonc tressé dans l’autre. Nous sommes Smita. Nous sommes maudits. Nous sommes Intouchables. Nous vidons les latrines des 20 maisons qui nous méprisent d’être nées qui nous sommes. Nous courbons l’échine d’être nées qui nous sommes. La liberté nous a été arrachée à la naissance, et vivre, procréer, c’est tresser sa propre malédiction à celle de nos enfants. Et c’est injuste, et c’est comme ça, et c’est tant pis. 

« A Badlapur, comme ailleurs, on défèque à ciel ouvert. Partout le sol est souillé, les rivières, les fleuves, les champs, pollués par des tonnes de déjections. » 

Ces déjections sont notre pain quotidien. On porte cette odeur, comme d’autres portent la liberté. Cette odeur, l’odeur de la merde des autres. 

« Alors, tous les soirs, avant de passer le seuil de la maison, Smita frotte de toutes ses forces, ses mains, ses pieds, son corps, son visage, elle frotte à s’en arracher la peau. »

Frotter, pour conserver notre reste de dignité. 

Nous, Smita, avons une fille, Lalita. Elle n’ira pas à l’école puisqu’elle est née Dalit. Elle ne saura pas lire, elle ne sera pas libre. Elle ne pourra pas vivre, collée à la merde des autres. Sauf. Si on défie le destin et déjoue ses ornières. C’est l’épopée que dessine Smita. Pour sa fille. L’épopée contre les « c’est comme ça », les « à quoi à bon, c’est ton héritage ». Une promesse : 

« Tu ne baisseras plus jamais la tête, ni les yeux. »

C’est une prophétie qui se dessine, un combat. C’est ce combat que nous menons dans ce livre, le combat pour la liberté, le combat pour la dignité, dans cette Inde violente et violentée qui méprise les femmes et surtout les Dalits. Bookiners qui cherchez un mentor, une figure de proue qui vous aidera à vous battre pour vous mêmes, Smita est l’héroïne qu’il vous faut. Je ne peux pas tout vous dire, mais son chemin, même tortueux et jalonné d’obstacles, est peuplé de petites victoires qui vous rappelleront que tout est possible, et que votre situation, sûrement meilleure que la sienne, est loin d’être sans issue si vous gardez en vous la rage de vaincre. Il faut garder cette rage, la préserver comme une relique primordiale. Elle vous relèvera quand vous serez à terre.

Aussi, et maintenant je m’adresse aux Bookiners qui cherchent à appréhender la complexité de notre joli monde parfois très laid, en voyageant en Inde, j’ai appris des choses. J’ai appris la condition des femmes, révoltante et statique, j’ai appréhendé la religion hindoue et sa trinité déïque entre Vishnou – que Smita glorifie envers et contre tout – Brahma et Shiva, qui m’était totalement inconnue. Bref, j’ai ouvert mes yeux fermés et j’ai observé un autre coin du monde. Un nouvel horizon culturel. Et ça fout le vertige aux lèvres. Je ne peux pas tout vous dire, alors je passe à autre chose.

Après Smita et après l’Inde, nous devenons Giulia, la belle sicilienne romantique, atypique et sauvage. Son histoire est jolie, mais ça ne changera pas votre vie si je passe la sienne sous silence. Vous la découvrirez plus tard. Maintenant, nous devenons Sarah. J’espère que vous êtes prêts. Direction le Canada. Cette histoire m’a fait vaciller peut-être même un peu plus que celle de Smita, parce que Sarah, ça aurait pu être ma mère, ou moi, bientôt, la votre de mère ou la mère d’un des nôtres. Cette histoire m’a fait vaciller de la même façon que lorsque j’ai appris le cancer de Catherine, la maman d’Héloïse. Je ne vais pas faire dans l’intime, car cette intimité dont je vous parle, n’est pas la mienne, alors parfois, le silence est d’or. Revenons à Sarah. 

Nous sommes Sarah. Grande, belle, brune, griffée de la tête aux pieds dans des tailleurs couture. Tout nous réussit. Mais nous vivons en apnée, à notre insu, chronométrée par l’ambition et la soif de succès factice. Nous sommes associés en equity dans l’un des plus prestigieux cabinets d’avocats d’affaire de Montréal. Etre associée, c’est notre curseur de réussite, notre prénom social, l’étalonnage de notre bonheur, un voile sur notre solitude et notre malheur invisible. Il y a les 3 enfants qu’on élève seule, sans un jour de pause ou de répit, et puis au centre, le boulot, les nuits blanches et la possibilité de devenir Managing Partner à tout prix. Le graal. La consécration de toute une vie qui n’en est pas une, à courir les rendez-vous, à dormir debout, à vivre dans la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être la meilleure, de ne plus être aussi jeune. La peur d’être. Pourtant, on se croirait heureuse. C’est fou comme on peut être à ce point aveugle de notre propre malheur. 

« Sarah ne dit pas que depuis un mois, elle se lève épuisée. Sarah ne dit pas cette douleur dans la poitrine, du côté gauche»

Nous sommes Sarah et nous venons d’apprendre que cette douleur, notre douleur du côté gauche s’appelle tumeur. Elle ressemble à une mandarine. Elle suinte le malheur, elle sent déjà la mort et sonne le glas, cette mandarine. 

Lorsque le cabinet apprend notre maladie, nous devenons la victime, l’ennemie, la tumeur et l’estropiée tout à la fois. Nous devenons invisible. 

« Ça commence d’une manière insidieuse. C’est d’abord une réunion à laquelle on oublie de la convier. C’est ensuite un dossier dont on évite de lui parler. C’est l’exclusion qui va de pair avec la maladie. » 

Nous sommes un stigmate. Nous sommes le cancer. 

Et nous comprenons avec Sarah, la réalité de la maladie, celle qui ronge tout à l’intérieur et sépare et catégorise socialement, les gens sains des gens malades, celle qui s’insinue dans le regard des autres, les compassions feintes, les tons de voix mielleux et orchestrés. Les anecdotes qui fatiguent et qui commencent par « je connais quelqu‘un qui a eu un cancer et qui est toujours vivant. »

« Et toutes ces guérisons qu’on nous jette au visage comme des os à ronger.» 

«Mais il ne sait pas ce que c’est d’avoir des aphtes dans la bouche au point de ne pouvoir manger… Derrière ses faux airs de pitié, il se moque de savoir que dans quelques semaines vous n’aurez plus de cheveux, que votre corps est tellement maigre que dans la glace il vous effraie, que vous avez peur de tout, peur de souffrir, peur de mourir, que la nuit vous ne dormez plus, que vous vomissez trois fois par jour, et que certains matins, vous doutez de pouvoir seulement tenir debout ».

Le cancer, c’est la double peine : l’ostracisme et la maladie. Et c’est important d’aborder le cancer dans un roman, car cette maladie est le fléau de notre humanité, elle touche tout notre entourage, tout le temps, partout, comme une ritournelle de la modernité qui atteste que nous sommes rongés de l’intérieur. 

Ce cancer, je crois, vous remettra les pendules à l’heure, vous Bookiners surmenés qui passez peut-être votre vie à courir après les profits d’une entreprise qui ne vous attendra certainement pas pour fleurir, sans plus jamais vous écouter. Parce qu’il est là le drame. Sarah s’est tuée pour cette société, et pour des rêves qui n’étaient que des miroirs à vanités, que des murmures de l’égo. Elle s’est oubliée jusqu’au jour où son corps a décidé de lui punir son entêtement. Feins d’être aveugle et je te ferai borgne, lui a dit son corps, et il n’avait pas tort. Je crois que d’un mentor, on apprend les réussites, mais aussi, et surtout les erreurs. Sarah est un mentor de choc, et je l’entends me conjurer de vous dire « ne vous négligez pas Bookiners, car s’écouter est le début du bonheur. » 

Ça commence en Inde, ça s’envole en Sicile en passant par Montréal avant d’atterrir dans les sillons de vos petits cœurs Bookiners, afin de tisser avec vous, avec nous la tresse du courage. La tresse de la victoire. 

Je vous laisse avec un cœur tout neuf. 

Doux baisers, 

Helena Rubinstein | Michèle Fitoussi

Helena Rubinstein | Michèle Fitoussi

Dimanche 13 août 2017, 11h00 

émoticône dialogue texto sms– Départ pour le Pays Basque chez avec Gus et son papa ! 9h de train dans ma tronche, devine qui j’emporte avec moi ? 

– Anima de Wadjiii ! 

– Bingo ! Et quoi d’autre ? 

– 45 kilos de fromage de chèvre, 350g de comté, et une botte de Cousteron. Même sans te voir, je sais aussi que tu as caché des bouts de pain dans toutes les poches de ton sac à dos Dora l’exploratrice, juste pour être sûre de ne manquer de rien ! 

– Ce n’est pas parce que mon sac à dos a eu le malheur d’être jaune que c’est un Dora !

– Le vrai problème, on en a déjà discuté, c’est pourquoi tu oses porter un sac à dos ? Dear Santa Claus, can you send me loads of money for Christmas so that I buy a brand new bag to my bestfriend please ?

– #dictator.com – T’es pas censée être au boulot déjà toi déjà? 

– Non, je commence à midi. Du coup avant mon shift, je discute un peu avec ma nouvelle mentore. Je prends note de son courage, de ses moments de désarroi et des bouts de sa vie. Comme des remèdes contre mes jours en détresse, lorsque l’envie de baisser les bras est plus lourde que le désir de réussir. 

– Mais tu l’as trouvée où cette nana, au resto? 

– J’aurais pu ! Je te présente Héléna Rubinstein ! Je connaissais déjà de nom ses cosmétiques, mais sa vie est un autre délire. C’est un manuel de courage, une trajectoire hors-norme anti-fatalité, un guide pour tous ceux qui, comme moi, cherchent désespérément de LinkedIn à Tinder en passant par Facebook, un ou une mentore qui vous apprendra à vous battre et à forcer les portes du destin sans relâche, lorsque tout semble indiquer qu’elles seront fermées à jamais.

– Oh lala ! Tu me parles là ! Pssst pssst, Bookiners, je crois que Peanut Tatiana a une pépite à nous partager et une mentore à nous prêter. Nous t’écoutons honeymoon !

Mes jolis Bookiners fatalistes, Bookiners qui manquez de confiance en vous et enfin Bookiners qui cherchez un mentor, venez ! Oui oui venez tout près de moi, non, pas si près, oui, voilà, comme ça. Respirez. Ready ? Go ! 

Polonaise – Chopin

25 décembre 1872. Pologne. Cracovie. Kazimierz. Bourg juif, orthodoxe et misérable, dans lequel l’antisémitisme sévit encore, parfois. Les rues sont jonchées de débris, d’ordures et d’odeurs. L’hiver, « le froid vous saisit le corps et l’âme, les murs s’effritent sous l’humidité, la grisaille enveloppe la ville d’un halo triste ». C’est là que Chaja Rubinstein naît. Précédant ses huit sœurs cadettes. Elle naît là, dans une famille juive aimante mais pauvre et austère. Ses parents très croyants et pratiquants sont persuadés que le destin d’une femme s’accomplit dans le mariage et la maternité.  Si elle avait cru en la fatalité, Chaja ne serait jamais partie à la conquête de son empire, de sa légende, seule à 24 ans, en direction du Nouveau Monde : l’Australie. Elle aurait croupi là, à Kazimierz, à marmonner que les dés étaient lancés, que de toute façon elle n’était pas bien née. Et pourtant, la fatalité, même son prénom l’a déjouée. Direction l’Australie, Chaja décide de se rebaptiser Helena, Juliet, Rubinstein. 20 ans. L’ascension est en marche.

Bookiners, Helena Rubinstein sera votre mentore, comme elle est devenue la mienne car lire sa biographie, c’est apprendre de ses réussites, de ses erreurs et de son courage. Lire sa vie, c’est y puiser les préceptes de la persévérance. Michèle Fitoussi nous fait part de tout ce qu’elle sait, tout ce qu’elle a cherché, trouvé sur cette femme au destin hors du commun. Et de son destin, et de ses trouvailles, on en apprend sur tout: sur la vie, l’industrie de la beauté, le story-telling, la publicité, les médias, la ténacité, la réussite et l’envers de son décors. 

Je vous vois, Bookiners fatalistes et Bookiners sans confiance, rouler vos yeux, incrédules, en rouspétant dans votre barbe qu’elle a eu de la chance, que ça n’arrive qu’à une personne sur un million, qu’elle était exceptionnelle et que vous ne l’êtes pas… Je vous répondrai fermement mais avec bienveillance que seule une personne sur un million trouve le courage, la confiance et l’audace d’aller côtoyer l’impossible. Seule une personne sur un million décide, sans un sou, de tout quitter: sa famille et sa sécurité psychologique, émotionnelle et géographique afin de saisir son destin à deux mains. Faites le choix du courage et vous serez vous aussi cette personne, j’en suis sûre. Je vous dirai ensuite qu’Helena n’a pas attendu que la chance se présente à elle, un soir, dans son lit, elle a cru en sa chance toutes les fois où celle-ci lui faisait faux bond. Puis elle l’a saisie en regardant le destin droit dans les yeux. Ah, vous faites déjà moins la moue. 

En fait, Bookiners, c’est simple, je crois. La fatalité a le pouvoir qu’on lui donne. 

Bon, reprenons dès le début. Helena naît donc dans ce bourg pauvre de Kazimierz. Elle a soif d’autre chose, mais ne sait pas encore la forme qu’elle prendra. Elle se sent différente. Elle étouffe dans ce monde qui la désespère. Alors elle part. Pour Vienne d’abord, chez sa tante, où elle vendra des manteaux de fourrure. Elle y reste deux ans, mais elle sait. Elle sait que vendre des fourrures n’est pas son destin – il n’est pas celui qu’elle s’est choisi. Alors elle se décide à partir pour l’Australie rejoindre une cousine et un oncle pour quelques temps, avant de reprendre le chemin de sa légende. 107 Whyte Street. C’est l’adresse de cette maison de briques australienne dans laquelle elle habitera et travaillera dans le bazar de son oncle. Son paysage ? « Des moutons, à perte de vue ». Coleraine, c’est l’enfer sur terre. 

« A bientôt 27 ans, elle a tout raté se dit-elle, parfois quand le désespoir la submerge. Elle n’a pas suivi d’études, elle ne s’est pas mariée, elle travaille comme une brute pour gagner le moindre shilling. Son existence est vouée à l’échec. Voilà. Pour autant, pas question de retourner en arrière. Être taxée de lebish, de perdante. Jamais ». 

Echouer n’est pas une option.  Alors, Helena décide de se battre, jusqu’au bout. Vous voyez, elle aussi doutait. D’elle-même, de son destin, de tout. Souvent lorsque l’on manque de confiance en soi, on pense être né avec. On pense qu’il y a ceux remplis de confiance en eux, et les autres. Mais la confiance se cultive. C’est un combat de tous les jours. Se rappeler qu’on vaut quelque chose, se rappeler que la vie ne nous décevra pas, c’est la moitié du chemin, la moitié de la bataille. 

Un soir, Helena a une idée. Sa peau diaphane et laiteuse, toutes les femmes de Coleraine l’apprécient et l’envient. Cette peau, elle la tient de sa famille, bien sûr, mais surtout, elle l’entretient tous les jours avec les pots de crème que sa mère lui a donné avant son départ. Et si ? Et si elle fabriquait elle-même cette crème magique ? Elle décide de quitter le bazar de son oncle pour travailler pour le pharmacien de l’autre bout de la ville, à Sandford. Le jour, elle vend des produits pharmaceutiques, le soir, elle lit les traités scientifiques que lui conseille le pharmacien et prépare des mélanges de crème afin de reproduire celle de sa mère.  

Ah ! Exceptionnelle vous disiez ? Oui, c’est vrai.  Exceptionnelle parce qu’elle ne s’est pas laissé le choix d’être moins que ça. Alors elle travaille. Sans relâche. Et chaque fois qu’elle baisse les bras, qu’elle pense avoir tout raté, elle se rappelle que se battre, c’est le début de la victoire. Alors elle recommence, jour après jour. 

Je sens que vous misez davantage sur l’exception d’Helena que sur sa persévérance. Si je vous disais que ma maman, à 23 ans s’est mise à rêver de devenir notaire ? Et qu’elle n’avait pas le bac? Et qu’elle vivait au Cameroun? Et qu’elle était mannequin? Et qu’on lui riait au nez lorsqu’elle esquissait ses ambitions? Si je terminais cette histoire en vous expliquant qu’à 28 ans elle est arrivée en France, avec les économies que son grand frère lui avait données, et qu’elle a repris ses études? Le bac. Puis la Licence. Puis elle m’a eue. Alors elle a arrêté. Puis à 40 ans, ses trois enfants dans les pattes. Elle a recommencé. Master 1. Puis 2. Et à 45 ans, elle est enfin devenue celle qu’elle s’était rêvée d’être. 

Ah, je vous sens plus attentifs ☺️. Maintenant, Bookiners, je vous demande de miser sur vous, non plus sur cette fatalité qui n’existe que dans votre tête. Et quand parfois vous perdez le sens du pourquoi, l’espoir et l’envie, relisez la biographie d’Helena, elle vous dira à nouveau que rien n’est jamais perdu tant qu’on est encore vivant. 

Bookiners qui voyagez peu, Bookiners qui désirez comprendre ce monde qui vous échappe, je sens que vous vous sentez laissés de côté ! Mais non pas du tout ! Je suis là. Avec cette biographie, vous voyagerez au cœur de la vie fascinante, palpitante et fastueuse de « Madame », de ses 24 ans jusqu’à sa mort, à 93 ans. Ce n’est pas tout, vous partirez de la Pologne jusqu’aux contrées australiennes sauvages et rustiques, en passant par l’éclatante Brisbane, la cosmopolite Sydney dans les années de la libération des femmes dès 1902, lorsqu’elles obtiennent le droit de vote. Ensuite, vous traverserez Londres, l’euphorique, émancipée de ses années d’austérité Victorienne où « le maquillage, les talons hauts, les hanches rembourrées et toutes sortes d’artifices étaient punis par la loi pour sorcellerie ». Ah, et Paris. Le Paris des années folles, les années graves, les années de guerre, entre Coco Chanel, Cocteau, Balmain, Poiret et Schiaparelli. Et enfin, New York, New York ! Le début du 20ème siècle est un siècle bouillonnant dans lequel s’édifient les fondements de notre siècle à nous : la mode devient un pied de nez à l’adversité, la consommation s’envole, la publicité explose, les femmes commencent à s’imposer, en 1909 le pantalon n’est plus illicite en France pour les femmes, Judith Gauthier devient la première femme à l’Académie Goncourt, 35 ans plus tard Hélène Lazaroff lance le magazine ELLE. Bref, avec ce livre vous traverserez les époques et les modes, vous comprendrez davantage sur quoi repose notre culture du beau, notre industrie du luxe, et notre féminisme. 

Je me tais pour de bon. La biographie orchestrée par Michèle Fitoussi est millimétrée, documentée, riche et magistrale. On voit tout, on apprend de tout, on comprend beaucoup de choses. Même les destins extraordinaires ont leur part de tragédie, leur cortège de malheurs et rien ne vous sera épargné, là n’est pas la question. Car si on ne peut pas tout contrôler, tout orchestrer de son destin, il y a bien une chose qui ne tient qu’à nous : se battre jusqu’au bout. 

En avant, marche ! 

Doux baisers doux Bookiners, 

 

 

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une | Raphaëlle Giordano

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une | Raphaëlle Giordano

20 Avril 2017, 9h45 

– Tragédie mon ange.

– Oh mon dieu que se passe-t-il ?

– Au bord du gouffre, au bout des mots.

– Ne me dis pas que tu as déjà mangé 45 cookies de chez Prêt-à-manger ou que tu es encore partie de chez toi sans culotte 😂 ?

– Pire. Je viens de commencer Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. C’est écrit dans un français du 22ème siècle. Bisounours et tutti quanti. Le monde va mal. 

– Ah oui, ce livre rose et bleu surmédiatisé ! Il me poursuit à chaque bouche de métro. Je n’en peux plus.

– Je ne l’ai pas acheté hein, je l’ai volé à ma sœur !

– 😂

– Bon, je vais le terminer en 2 heures, ça va être vite vu! A tutti mon ange.

– Ok. Je te préviens on arrête le sucre demain !

– Mais on est le 20. On ne peut pas arrêter au milieu du mois, c’est illégal. Commençons le 1er Mai !

– Ok! A tutti honeymoon.

20 Avril 2017, 22h00

– J’ai adoré. Wow. Ce livre, toutes les nanas devraient l’acheter, le surligner, le relire, et l’appliquer. Wow.

– #schizo.fr

– Hélo, je te jure que ce n’est pas une blague. Bon, je suis peut-être allée un peu vite en besogne. J’ai jugé le livre avant de l’avoir terminé et c’est mal. Alors oui, ce n’est pas de la littérature du tout. Parfois, on dirait que la nana a écrit dans ses toilettes. Mais c’est un livre génial. Nécessaire. Rassérénant. Important. Camille, le personnage principal, c’est toi, c’est moi, ça pourrait être nous tous et toutes, avec ou sans le mari et le bambin.

– Wow, tu me vends du rêve, ne nous déçois pas ! On t’écoute.

 

He still loves me – Beyonce & Walter Williams

Si vos rêves sont passés à la trappe dans les turbulences du monde, et les désirs des autres, Ta deuxième vie commence va vous guider vers le chemin qui mène à vous-mêmes et à vos envies les plus enfouies. Ne soyez pas gênés, ne soyez pas honteux mes Bookiners, s’oublier et oublier ses rêves, c’est la chose la plus facile qui soit. On trouve toujours une raison pour s’interdire d’être heureux. Vous savez, quand j’ai terminé mes études, j’avais peur d’assumer les rêves qui grouillaient en moi. Je ne voulais pas les entendre. Enfin, comprenez-moi, « qu’allais-je dire à mes amis Facebook? Et à moi-même aussi? ». Dans ma tête, Tatiana, diplomate, ça sonnait mieux que Tatiana, chanteuse qui essaie d’en vivre. Et puis, étudier la philosophie politique à Cambridge, ça donne libre champ à la société, à votre entourage et à votre ego de vous élaborer une carrière dans la diplomatie, la politique, les organisations internationales, « avec certitude ». Je n’ allais pas gâcher le rêve de mes parents, de mes amis et de mon ego, de faire de moi la version basanée de Christine Lagarde, si? Alors j’ai fait comme si. Jusqu’au jour où j’ai vacillé. Vertige. Arrêt sur image. Arrêt sur ambition. Comme Camille, notre héroïne, j’avais le vague à l’âme. Je souffrais, vous souffrez, peut-être aussi, de « routinite aigüe », parce que j’avais oublié mes rêves, ma raison d’exister.

Je ne connais pas votre âge, mais Camille, elle, a 38 ans. Consultante dans un grand groupe, elle a « tout »: un mari, un fils, un CDI, un appart, quelques amis et un prêt qu’elle a les moyens de rembourser. L’ Eldorado, quoi. Eh bien non. Elle n’est pas heureuse car elle ne vit pas ses rêves. Comme nous, comme vous peut-être, Camille a construit sa vie à travers les exigences et les désirs des autres, de la société, de sa mère qui l’a élevée toute seule et la voit un peu comme une revanche, et peut-être un peu de son ego. Et pourtant, au-delà de la perfection apparente de sa vie, quelque chose cloche: Camille a perdu son essence, son moi intérieur. Elle a cessé de s’écouter. Un soir, journée de merde, Camille se perd dans un village au bout du monde. Il faudra que sa voiture tombe en panne au fin fond de cette banlieue parisienne pour que Camille croise le chemin de Claude, et par la même occasion, retrouve le chemin de ses rêves enfouis. Si vos rêves sont passés à la trappe dans les turbulences du monde et les désirs des autres, ce livre vous ouvrira les yeux, les oreilles et le coeur. Il vous donnera la force qu’a trouvée Camille pour embrasser ses aspirations d’enfant. Je ne vous donne pas tous les détails, mais si Camille a changé de vie, vous pouvez vous aussi changer la votre. Pour ça, Claude va vous guider

« Nous sommes ce que nous répétons sans cesse »

Oui, car si vous désirez un mentorClaude Dupontel, le père spirituel de Camille, se fera un plaisir de vous aider à retrouver le chemin du bonheur. Claude est « routinologue », donc, les cas comme vous, nous, ça le connait. Et il est passé par là, lui aussi, la vanité, le bonheur qui sonne faux, les rêves qu’on étouffe, les sourires lasses et le désespoir morne. Il a changé de vie lui aussi. Je vous préviens Bookiners, Claude, c’est tout un programme! D’abord, vous allez lister ce que vous désirez changer dans votre vie. Tout. Les petites choses, comme les montagnes. Comme moi, vous allez tout vivre avec Camille, entendre la voix chaude de Claude écarter vos doutes et vos peurs, appliquer ses techniques, rire avec lui, renaître. Dans cet élan, vous allez aussi apprendre à vous regarder, à vous écouter, à vous aimer.

« Le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur »

Si votre confiance en vous s’est égarée et que vous n’aimez pas beaucoup votre joli corpsClaude va vous montrer comment faire. Premièrement, regardez-vous avec gratitude. Puis apprenez à vous sourire de l’intérieur et à vous apprécier. Vous allez voir, ce sera Saturday Night Fever dans l’estime de vous-même! Votre corps vous dira « merci » et le regard des autres deviendra bienveillant, attiré par votre aura. Ensuite, si vous voulez changer des petites choses en vous, il va falloir les changer une fois pour toutes! Claude n’aime pas les va-et-vient. Perdre ses kilos en trop, oui! S’en plaindre en mangeant des Kinders Bueno à chaque pause, non! Vous comprendrez d’ailleurs que tout ça, les kilos, les cicatrices, les ridules, c’est secondaire. Ce qui est primordial? Le regard que vous posez sur vous et l’énergie que vous dégagez. Claude vous fera faire le test, vous allez vous surprendre!

Dois-je préciser que si vous cherchez le soleil comme on cherche l’espoirTa deuxième vie inonde de soleil. Ce livre est un manuel de vie et d’espoir. De changement de vie. C’est un livre pour ceux qui croient être dans une impasse, pour les moroses, pour ceux qui respirent en apnée et pour tous ceux qui veulent donner un sens à leur existence.

Si je pouvais vous offrir un livre, croyez-moi, celui-ci serait dans le Top 10. Il serait une piqûre de rappel à ceux qui doutent et qui s’oublient. Les rêves ne sont pas faits pour dormir debouts, mais pour être réalisés. Et c’est important de toujours s’en rappeler, de se battre tous les jours pour qu’ils s’immiscent dans notre réalité et qu’ils deviennent « notre » réalité, car, comme dirait Claude et l’Abbé Pierre:

« Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre ».

Lisez-le mes Bookiners, et dites-moi comment il vous a aidé. J’ai hâte de lire l’émerveillement dans vos mots doux.

Tendres baisers,