Dimanche 7 mai 2017, 13h00

– Alors, raconte honeymoon, comment c’était hier ? T’as vu Arthur ?

– Hi mon Hélo ! Hier, c’était un carnage. Pire soirée de ma vie.

– Ah ouais ? Mais y avait bien Arthur, right ? Le mec que t’as rencontré il y a un mois, qui t’avait dit qu’il était fou de toi et avec qui t’as passé la meilleure nuit de ta vie ?

– Oui oui, il était là. Je te passe la partie – qui a duré 3 heures – où il ne m’a pas calculée de la soirée pour draguer tous les pays du monde, de la Chine, en passant par l’Australie, avec un stop au Pakistan. Je pense qu’il a bien du fricoter avec 25 nanas. Ce n’est pas une blague.

– Tu déconnes.

– Bien sûr que non. Heureusement que j’avais préparé le coup: la veille j’ai fait pression sur Martin pour qu’il vienne à la soirée. Il est arrivé au moment où j’allais baisser les armes et lancer mon mojito à la figure d’Arthur.

– Arrête.

– Je te jure. J’étais en train de devenir rouge de colère et bleue de tristesse. Et là, qui vois-je ? Martin, le plus hot de tous les meilleurs potes. Beau à gogo, et tellement bien fringué – par mes soins ! Quand Arthur l’a vu danser avec moi, il m’ a foncé droit dessus pour que je le lui présente. Enfin bref, le fin mot de l’histoire, Arthur a terminé de m’ignorer pour draguer une nana peroxydée aux cheveux frisés avec qui il a fait crac crac dans une ruelle lugubre, à 200 m de moi. 

– Tu-te-fous-de-ma-gueule.

– J’aimerais bien. Je suis rentrée en uber, en catastrophe, les larmes aux yeux, pensant être maudite en amour pour l’éternité.

– Bon, ça c’est faux, chaton, et tu le sais. S’il y a au moins une raison convaincante, c’est que tu ne risques pas de vivre pour l’éternité.

– Thank God que nous soyons mortelles, je te jure, ça me rassure!

– Ouais, enfin, fais pas trop la maligne.

– Nan mais aujourd’hui, ça va mieux. Pour me calmer, hier soir à 4h du matin j’ai relu des passages du livre de Laurent Gounelle dont je t’ai parlé la semaine dernière: Et tu trouveras le trésor qui dort en toi. Le titre est vraiment kitsch mais le livre est génial. C’est un livre que j’ai envie de faire lire à nos Bookiners, car il redonne tout entre les mains : l’espoir, la confiance en soi, les rêves, le rire, le spirituel. Tout. Il redonne tout, avec une extrême simplicité, une histoire qui fonctionne et des dialogues enrichissants, didactiques. Je pense d’ailleurs que c’est un livre que je vais relire souvent.

– Oh? Ok j’avais pas capté que c’était à ce point! Raconte ! Nous t’écoutons attentivement.

What a feeling – Irene Cara

Pour l’intrigue, la voici : Alice est consultante en communication dans une grosse boite, et elle excelle dans ce qu’elle fait. Son meilleur ami depuis l’enfance, Jérémie, a décidé du jour au lendemain de devenir prêtre à Cluny. Mais voilà, à part ses 12 fidèles quinquagénaires, ses messes n’attirent personne – bon, ça hmm, je comprends. A part quand je suis aux US, quand je vais à la messe, même la naissance de Jésus a l’air tragique, du coup, j’apporte des coloriages… Jérémie donnerait tout pour attirer davantage de paroissiens à ses messes afin leur partager la bonne nouvelle. C’est en l’aidant que nous sommes, nous lecteurs, plongés dans deux voyages importants : un voyage spirituel qui nous apprend, ou nous rappelle le pouvoir de l’homme et l’essence de son lien avec « le tout puissant » – qu’il s’appelle Dieu, Buddha, Shivah ou Tatiana😂  – et un voyage en nous-mêmes afin de redonner sens à nos rêves et de retrouver la confiance, l’espoir et le trésor qui dorment en nous. Alice promet à Jérémie de l’aider à trouver 300 nouveaux fidèles. Rien que ça. Comment ? En rappelant à Jérémie l’essence de sa vocation, l’élan de ses rêves, et en lui insufflant la confiance qu’il a perdue. Pour vraiment tirer des leçons de ce livre, il faut prendre la place tour à tour de Jérémie, puis d’Alice, puis de Jérémie encore, puis d’Alice et ? Lire attentivement les conseils du coach de motivation qui intervient dans le livre : Toby Collins, qui s’appelle dans la vraie vie, Tony Robbins. Oui, vous ne rêvez pas, LE Tony Robbins.

Si vous avez perdu l’essence de vos rêves, regardez-les à nouveau dans les yeux afin d’y trouver leur raison d’être. Parfois, quand on fait partie des courageux, on suit ses rêves coûte que coûte, jour après jour jusqu’à leur réalisation. C’est quand ils se mêlent au quotidien, à l’habitude et au désenchantement qu’on en perd l’essence, leur raison d’exister, ce petit quelque chose qui les rendait magiques. Ça m’arrive quelquefois. Si je désire être chanteuse, c’est pour faire vivre des émotions aux gens, les faire vibrer, rire, pleurer. Partager. C’est comme ça que je me sens à ma place dans ce monde, lorsque votre vie vaut plus que ma propre vie car j’existe avec et en l’autre. Pourtant, à force d’écrire des chansons, par amour et par nécessité, je finis par les écrire par habitude, et je perds le pourquoi écrire et son indicible élan vital. Etrange pour certain, Jérémie rêvait de devenir prêtre. De paroisse en paroisse, de bonnes nouvelles en nouvelles, et de discours en murmures, Jérémie a oublié cette énergie qui animait son rêve. Désormais, il prêche dans la monotonie et dans l’habitude. Alors, quand Alice assiste à une de ses messes, elle se demande si c’était vraiment à ça que ressemblait le rêve de Jérémie quand il existait seulement dans sa tête. La première question qu’elle lui pose à la sortie de l’église, par provocation peut-être, mais avec raison, c’est : « Pourquoi, pourquoi prêtre ? » « Pourquoi ce rêve ? ».  Répondez aux questions d’Alice mes Bookiners, elles vous aideront comme une boussole. 

Ce n’est pas tout, Alice soulève un autre problème avec les messes de Jérémie, ou plutôt avec Jérémie tout court: son manque de confiance en lui est si grand qu’il déteint sur ses propos, sur ses messes, enveloppés d’un halo sombre, de malaise et de mal-être. Dans ces circonstances,

« Comment Jérémie peut-il attirer les gens dans son église pour leur apporter une parole censée les illuminer s’il est lui-même si peu lumineux? » 

Si vous manquez de confiance en vous, en la vie, en vos choix, suivez Alice et Jérémie. Ils vous emmèneront à une des sessions de coaching du célèbre Toby Collins. Il vous apprendra plusieurs choses que je vous conseille de noter, appliquer, et relire, sans modération. Lisez: 

« Le manque d’estime de soi empêche d’accéder à ses ressources – intellectuelle, relationnelles, physiques etc. »

Ok, il n’a pas inventé l’eau chaude, c’est ça ? Je continue, vous allez voir, c’est pas mal! 

« C’est pour ça que l’hypnose a du sens, car elle permet d’accéder à un état modifié de conscience, un état dans lequel vous êtes libérés des freins de votre mental, de vos peurs, de vos doutes, si bien que vous avez pleinement accès à vos ressources. »

Mais si vous n’avez pas envie ou si vous ne pouvez pas faire de l’hypnose, voici une autre solution : le virtuel !

« Le virtuel a la même influence sur nous que le réel. La technique est de se convaincre de disposer des ressources nécessaires pour réussir les actions que vous n’osez pas entreprendre. Visualisez-les, et visualisez votre réussite, et vous réussirez. »

Apprendre à se faire confiance et à avoir confiance en ceux qui nous entourent, c’est aussi, par ricochet, apprendre à s’aimer. Pour cela, Toby a une solution! Il propose à Jérémie un exercice qui va défrayer la chronique chez les paroissiens de l’église de Cluny: tous les matins, Jérémie apprendra à se dire « je t’aime ». Et, toutes les semaines, il listera ses qualités, ses points forts, pour s’en rappeler dans les moments durs. Essayez, ça marche! 

Je ne vais pas vous raconter l’histoire entière, vous le savez bien. De même que je ne vais pas vous raconter ce voyage spirituel. La seule chose à ce propos que je vous dirai c’est que ce voyage m’a réconciliée avec la religion. En nous, il y a un mini dieu, cet autre moi, radieux, sans frein, aimant, ambitieux qui sommeille. Lorsque vous restaurerez cette confiance en vous que vous aviez perdue, vous restaurerez aussi cette unité entre les trois dimensions de votre être: l’intérieur, l’horizontal et le vertical. Et là, vous rayonnerez à 360°. J’ai hâte d’être éblouie et irradiée par les Bookiners solaires que vous allez devenir! En revanche, je vous préviens, quand j’ai trop chaud, je déambule toute nue.

Pour finir, parce que ma revue est bientôt finie, si vous ne riez plus mes bookiners, ce livre vous soignera, car il est drôle, si drôle. Il est drôle notamment quand Alice décide de relever tous les préceptes saugrenus de Jésus :

« Heureux quand on vous insultera, disait Jésus – Ben voyons, se faire insulter, c’est le bonheur non ? » « Quiconque s’élève sera abaissé. Tiens on dirait la dernière réforme du collège. » « Avant qu’Abraham fût, je suis. Oula, c’est comme Vianney Jésus, les conjugaisons c’est pas son truc ».

Mais le mieux, parce qu’il y a mieux, c’est lorsque nous, lecteurs, faisons la rencontre des « sublimes » Germaine et Cornélie. Les dialogues de ces deux folles sont des masterpieces à crouler de rire, mais là encore, je vous laisse les découvrir. 

Et l’espoir? Oui, je ne vous ai pas parlé d’espoir. L’espoir se délie tout le long du livre, le leur – celui des personnages – et le vôtre. Parce que lorsque vous comprenez le sens de vos rêves, et le sens de votre être, vous ne pouvez plus jamais perdre espoir. Je compte sur vous pour l’enfermer dans votre coeur comme une pierre précieuse. 

Allez, je vous largue. Je m’en vais faire quelques abdos, Bookiners. Je vous avouerais que j’ai mangé 43 cookies ce matin parce que c’est bientôt la fête des mères. Donc, je voulais être sûre que maman les aimerait aussi si je les lui achetais. Bref, j’ai terminé les 4 paquets d’une traite. La nourriture, c’est la seule chose pour laquelle j’ai un train d’avance. N’en parlons plus, c’est gênant.

N’hésitez pas à acheter ce petit bonheur, si vous avez perdu vos rêves, votre espoir, votre joli sourire ou autre trésor. Et si après ça, toujours rien, passez-moi un coup de fil ou un savon! 

Je vous bizute tendrement mes bookiners.