Mais au fait, qui sommes-nous ?

 

 

Depuis six ans, nous, Tatiana et Héloïse, ne nous quittons pas d’une semelle. Nous nous sommes trouvées en 2011, en hypokhâgne. Depuis, nous nous envoyons en moyenne 658 textos par jour pour parler de Beyonce (un peu), de nourriture (beaucoup), et de littérature (passionnément). Héloïse a essayé de faire tenir Tatiana en quelques (trop petites) lignes. Juste en dessous, Tatiana a aussi dressé le portrait (très objectif bien sûr) d’Héloïse.

 

Bonne lecture les Bookiners !

 

Tatiana est un soleil. Parfois j’aimerais ne jamais la partager, puis je me dis que ce serait odieux de priver l’humanité de ce bijou. Et puis de toute façon elle attire les gens comme des mouches, je ne peux pas lutter. Ici je vous la laisse un peu, mais c’est vraiment parce que c’est vous.

Je finirai par écrire un livre sur elle tant il y a à dire, mais aujourd’hui, je n’ai que quelques lignes pour vous en parler. Alors, essayons d’aller droit au but.

Tatiana est la personne la plus fascinante et singulière que je connaisse. Nous nous connaissons depuis six ans mais cette drôle de créature me fait tous les jours découvrir de nouvelles facettes d’elle. Tatiana dit à qui veut l’entendre qu’elle est toujours au régime. Pourtant, elle mange sans arrêt des glaces et des pépitos en quantité industrielle. Faut-il déjà parler ici de sa passion débordante pour les pop corn ? Si vous avez déjà lu quelques articles, vous vous en êtes certainement déjà aperçu!

Tatiana tombe amoureuse tous les jours d’un homme différent. Toutes les nuits, elle s’imagine passer des heures torrides avec ses idoles. Parmi eux, ses écrivains préférés: Balzac, Racine, Romain Gary, Alexandre Dumas, et parfois même Duras. Classiques mais efficaces.

Tatiana, drama queen de génie, oscille dans la minute entre des propos profonds (qui suis-je ? / Où vais-je? /Penses-tu vraiment que Hobbes est le fondateur de la pensée politique moderne?) et d’autres propos plus… superficiels (hélo, il me faut des cuissardes / sans dec, j’arrête le sucre right now / Wait. Est-ce que je me fais des tresses ou je me lisse les cheveux?)

Tatiana ne tient pas en place. Elle danse et chante un quart d’heure sur deux. Si vous la croisez dans la rue, elle vous emportera dans sa danse du bonheur. Avec la littérature, la musique constitue ce qu’elle est. Son mode d’exister. Son rêve depuis toujours ? Devenir chanteuse. Après trois ans à Cambridge, elle a enfin accepté d’embrasser son rêve à pleines dents: écrire, composer et interpréter ses propres chansons. Ne le dites à personne, mais à l’heure où je vous parle, elle travaille déjà ses démos. Oui, oui, le bébé est pour bientôt!

Tatiana a appris le pouvoir des mots dans les livres. Parmi les centaines qui l’ont bercée, elle en connaît quatre par coeur : Le père Goriot (oui elle fantasme vraiment sur Balzac), La promesse de l’aube (« Romain Gary m’a littéralement fait pleurer de rire et de larmes, nous partageons la même maman! »), L’insoutenable légèreté de l’être (« Il y a tout dans ce livre bordel, tout. Philo, littérature, burlesque, insignifiance, profondeur. Mais qui est Kundera? ») et La maladie de la mort (« Mon dieu Marguerite Duras a la plus belle plume de l’univers »).

Tatiana est mon honeymoon. Ne cherchez pas de sens ou de symbole à ce surnom matrimonial, il n’y en a pas, je trouvais simplement ce surnom mélodique.

Héloïse est une fée. La première fois que je l’ai aperçue, elle rappait American Boy dans la cour de récré comme si sa vie en dépendait. En rythme, en fête, en harmonie, les mots s’enchaînaient et tournicotaient en rafale de bonne humeur: “who killin’em in the U-K? Everybody gonna say you K”. Soudain, elle s’est esclaffée de bonheur. 

Et là. J’ai su que c’était mon âme sœur. Je vous prie de me croire. On sent ces choses là.

Héloïse, Héloïse. Même son prénom donne le sourire.

Quand je vous dirai qu’on se ressemble, je vous entends déjà me répondre qu’elle est blanche et blonde, et que je suis noire et brune, et pourtant. Nos yeux disent la même chose.

Bon, je vous la présente, maintenant, sans attendre, car il faut que vous la rencontriez ! Vous aussi, vous allez tomber sous le charme.

C’est la personne la plus drôle que le monde ait porté. Son sens de l’humour me fait crouler de rire dans toutes les rues de Paris. Quand elle imite les gens qu’elle croise, la gardienne, le plombier, son prof de lettres, le conducteur de bus, ses sourcils indépendants font tant de grimaces saugrenues que je me roule de rire et de bonheur. Un jour, je la supplierai de vous raconter sa semaine, vous m’en direz des nouvelles!

Héloïse a quatre passions de taille: les mots, les humains, le fromage et les fourmis. Ah! Vous aussi, je vous vois, vous avez cligné l’oeil droit d’étonnement. Les fourmis? Alors, il faut que vous sachiez qu’il y a des choses que je n’ai toujours pas élucidées chez Hélo. C’est comme s’il y avait deux Hélo en fait. Celle qui a une passion pour la littérature, les mots, les livres – elle en lit une bonne dizaine par semaine –  Et puis… L’autre. Celle qui observe les fourmis dans les parcs, comme ça, le dimanche. Ou celle qui écrit dans un journal intime le nom des fromages qui lui reste à goûter. Un jour, au restau, elle voulait comme d’habitude commander un plat de chèvre chaud avec précisément deux feuilles de salade. Lorsque le serveur lui a dit qu’ils étaient en rupture de chèvre, elle a fondu en larmes 😂 Parole d’honneur, je n’invente rien!

Et puis il y a vous, nous, les humains. Cette autre passion, qui explique toute son empathie, sa bienveillance pour autrui. Hélo, elle a ce regard qui cherche toujours à comprendre, connaître, élucider. C’est la raison pour laquelle elle est devenue journaliste. Son rêve ? Avoir une Go Pro fixée au front et un bon livre dans les mains. Quand elle ne filme ou ne parle pas aux gens, Hélo les observe cellule par cellule, de la pointe des cheveux jusqu’aux orteils. Dans la rue, dans le métro, dans les parcs, au restau, son regard observe les âmes pour mieux lire le monde.

Elle ne le sait pas encore, Hélo, mais elle sera écrivaine et éditrice. Elle racontera les hommes et leurs vies croisées, effleurées, irradiées. Le reste du temps, elle plongera dans l’écriture vitale d’autres écrivains, elle les aidera à faire éclore leurs nouveaux-nés. Rendez-vous dans quelques années!

Du reste, que dire ? Ah, oui ! Dieu l’aime plus que moi car elle n’a jamais été célibataire de sa vie ! Et pour couronner le tout, elle est folle amoureuse de son mec ! Pour être tout à fait honnête, c’est le mec parfait. Diam’s aurait dit “un mec mortel”, et elle ne se serait pas trompée. Alors que pour ma part, comment vous dire, quand les hommes se disent “fous amoureux de moi”, ça ne les dérange pas de partir en Australie pour une durée indéterminée. Donc oui, Dieu choisit ses masterpieces and TRUST ME, Hélo IS ONE OF THEM.

Je dois arrêter de vous écrire sinon vous ne me lirez plus.

J’ai hâte que vous soyez amis avec elle. C’est une personne extra-ordinaire. Une fée je vous dis, une fée.

Besos mes Bookiners!