Que diable allions-nous faire dans cette galère? 

 

Parfois, souvent, et souvent par hasard, certains livres se retrouvent entre nos mains. Au bon moment. Au bon endroit. Comme une pâtisserie dans un champ de légumes verts ou un rayon de soleil sous un ciel grisonnant. Ca, c’est le destin. Parole de Bookiners ! Ces livres, ils ne sont pas comme les autres. Ils ont des pouvoirs magiques. Ils nous prennent par la main, et nous montrent comment surmonter les obstacles, croire encore à demain et sourire à ce monde qui nous échappe ou nous effraie, incertains du futur, mais certains d’y faire face.

 

Avant les hommes pressés au regard azur, les coups de foudre in extremis dans l’Eurostar, les béguins du lycée, il y avait eux, les livres. La littérature, c’est notre première histoire d’amour. Lire, c’était collectionner les aventures, les émotions, la vie et les rêves. C’était vivre la vie qu’on pensait mériter : à toute allure !

 

Et puis il y a eu les maux. Les maux d’enfants, le mal adulte ; les problèmes qu’on croit sans solution, les peurs qui font frémir, les souffrances qui sifflent, les rêves qui disparaissent et le soleil qui s’évapore derrière l’obscurité du désespoir. Pour faire passer le temps, on ouvre un livre, et parfois, au fil des pages, la vie retrouve sa lumière, sa brillance. Parfois, au fil des mots, les papillons reviennent battre leurs ailes dans notre ventre. Vous ne riez plus ? L’amour, vous avez assez donné ? La solitude vous assaille ? Un être cher s’est envolé ? Et si les livres vous, nous, aidaient à apprivoiser la réalité ? A apaiser les maux pour soigner les hommes ?

 

Nous deux, Tatiana et Héloïse, avons bénéficié des pouvoirs magiques de la littérature. D’abord, les livres ont montré à Tatiana comment s’accepter, s’aimer, et panser les plaies de son passé. Aussi, ils lui ont appris à tendre l’oreille à l’appel de ses rêves de musique et de mots. Ecrire et chanter, c’est sa deuxième chance d’exister comme elle est. Il faut l’entendre et la voir pour y croire ! Patience, patience… Pour Héloïse, les livres ont été de véritables petits miracles. Lorsque les médicaments et les thérapies n’arrangeaient pas la dépression dans laquelle elle a sombré brutalement, les livres lui ont tenu la main, à la queueleuleu jusqu’à ce qu’elle sorte la tête de l’eau. Ensuite, ils lui ont tissé deux bouées de secours roses autour des bras comme un antidote éternel. Les romans ont permis à Héloïse de se décentrer de son malheur et de son mal-être afin de donner une nouvelle chance au bonheur. Qui l’eut cru ?

 

Nous avons été nos propres cobayes. Nous avons vu comme certains romans peuvent changer le cours d’une vie. Et si on ne laissait plus faire le hasard ? Et si on vous guidait bookiners, en mettant, à bout de main, à portée de clic ces livres qui nous ont tant fait du bien, afin que vous retrouviez ce soleil qui n’attend que vous pour rayonner? Avec ce blog, nous voulons aider d’autres nous, d’autres “chercheurs”, d’autres bookiners. Chercher c’est encore espérer. Alors à bat le désespoir!

Bon, bon, du calme, du calme. Soyons modestes, nous n’avons rien déniché, rien inventé. La bibliothérapie a quelques rides, même si elle a le vent en poupe. Les bienfaits thérapeutiques des livres ont fait leurs preuves durant la Première guerre mondiale aux Etats-Unis. A ce moment là, les soldats, estropiés de la tête et du coeur rentrent chez eux par milliers. Il fallait les soigner, mais la pharmacopée balbutiait encore. Dès 1916, la bibliothécaire Sadie Peterson Delaney pense avoir trouvé un remède: les livres! Elle met en place des « heures de contes » pour les patients en proie à l’effroi, aux angoisse, à la dépression et aux insomnies. Et? Ca fait des étincelles! Les résultats sont MI-RA-CU-LEUX! Les soldats pansent leurs plaies, respirent à nouveau: ils ressuscitent. Plus de doute, la bibliothérapie devient une thérapie à part entière et étend ses ondes positives dans tous les établissements de soin américains.

Nous ne sommes peut-être pas des soldats, mais nous avons tous nos petits démons et nos grandes angoisses d’hier et d’aujourd’hui. Alors on a eu une idée. Vous nous donnez la main, vous nous chuchotez vos bobos, et on vous tend un livre. Un roman. Une BD. Une histoire qui fait du bien. Il faut toujours choyer la lumière.

Il faut qu’on vous laisse. On s’en va décortiquer des peanuts et des books, pour vous irradier, et surtout vous soigner!

 

Tendres baisers,

 

Tatiana & Héloïse

 

AVERTISSEMENT :

Tous les dialogues que vous lirez au début de chaque article ont été retrouvés dans les archives de nos téléphones portables depuis 2011. Ces conversations proviennent de fouilles et de folies diurnes, nocturnes, existentielles, gastronomiques et autres errances extravagantes. A consommer sans modération!

PS 1 : Que serait ce blog sans Apolline Vanackère et ses coups de crayon magiques ? Sans elle, notre et votre Peanut n’aurait pas la même tête. 

PS 2 : Merci à Val, notre développeur de bonheur qui a rajouté à nos idées et à nos maquettes cette technique qui nous manquait.

PS 3 : Merci à nos photographes Adrien Bernard, Nick, Thurstan et Marc qui nous ont laissé carte blanche pour jouer avec leurs jolies photos.

PS 4 : Merci à vous et à votre courage de nous avoir lues jusqu’ici. Maintenant, savourez, dégustez, frétillez : cette Peanut est surtout la vôtre !